71-XI

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La fille tondue à Belfast – épousée par le sergent britannique pour lequel elle avait subi son châtiment.
Mme N. se souvient… celle que j’ai vue à Lyon en tête d’un cortège comme une Jeanne d’Arc d’infamie (et une voix qui intercédait près de moi : « C’est horrible ! Empêchez-ça ! Empêchez-ça ! ).
La femme (Francesca ?) d’Aurillac, dénonciatrice du maquis de Théo (à Marcolès) tuée par les maquisards et enterrée clandestinement dans un jardin.

S. d.
Durant toute cette guerre, je n’ai jamais pu me défaire d’un extraordinaire sentiment de victoire, de victoire au plus fort de la défaite et de la capitulation pétainiste, victoire dans chacun de nos désastres, victoire répétée au milieu de nos masses de cadavres brisés et brûlés, victoire dans les abois de haine joyeuse d’Hitler (de ses tapements de fesse sur ses culottes de cuir), victoire partout et sur tous les fronts.
Comment aurais-je pu ne pas triompher ? J’avais Churchill à trois pas dans l’Ouest, et de Gaulle au flanc gauche, mon frère Théo dans un maquis du Cantal et moi-même qui n’attendais qu’un signe pour anéantir de ma tête et de mon fusil les armées SS – et jamais, jamais, jamais, un millier de fois jamais je ne serais vaincu parce que je serais toujours, toujours, un milliard de fois toujours,